LAURENT GBAGBO Condamné à ... 5 ans !!!!!

Publié le par dachrybibs

 

L'ancien président ivoirien a comparu devant le CPI lundi, 5 décembre 2011. L'ancien président ivoirien a comparu devant le CPI lundi, 5 décembre 2011.   © AFP/PETER DEJONG

Soupçonné de crimes contre l'humanité commis au cours des violences postélectorales l'année dernière, l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a comparu pour la première fois lundi devant la Cour pénale internationale (CPI).

L'audience de comparution initiale, qui a durée quelque 30 minutes, visait à permettre aux juges de vérifier l'identité du suspect et de l'informer de ses droits et des charges qui pèsent contre lui.

Les juges ont annoncé à cette occasion que l'audience de confirmation des charges, étape préalable à la tenue d'un éventuel procès de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, débutera le 18 juin.

Le président déchu a profité de sa comparution pour dénoncer le rôle de la France lors de son arrestation le 11 avril 2011.

« C'est l'armée française qui a fait le travail [...] Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence (présidentielle) pendant que les hélicoptères bombardaient », a assuré M. Gbagbo.

Laurent Gbagbo, 66 ans, avait été transféré et écroué à La Haye mercredi, en vertu d'un mandat d'arrêt sous scellés délivré par la CPI le 23 novembre dernier.

Le refus du président déchu de céder le pouvoir après la présidentielle de novembre 2010, qui a vu triompher l'actuel président Ouattara, avait plongé le pays dans une crise meurtrière, faisant 3000 morts.

M. Gbagbo est soupçonné d'être « coauteur indirect » de crimes contre l'humanité, dont meurtres, viols, actes inhumains et persécution commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Arrêté le 11 avril à Abidjan puis détenu au nord de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo est le premier ex-chef d'État remis à la Cour, entrée en fonction en 2002. Le procureur Luis Moreno-Ocampo a assuré mercredi qu'il ne « serait pas le dernier » à devoir rendre des comptes.

« Une erreur judiciaire »

La comparution de l'ancien président devant la CPI, à moins d'une semaine des élections législatives du 11 décembre, provoque l'ire du camp Gbagbo, qui dénonce une « justice des vainqueurs », puisqu'aucun responsable pro-Ouattara n'a été inquiété.

« La présence du président Laurent Gbagbo dans le box des accusés est manifestement une erreur judiciaire, une tromperie », s'est élevé son conseiller Toussaint Alain, lors d'une conférence de presse lundi matin à La Haye, en dénonçant « le parti pris d'une procédure insensée ».

Le comportement des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), pro-Ouattara, est par ailleurs également pointé du doigt par les associations de défense des droits de l'Homme, comme Human Rights Watch et Amnistie internationale, qui dénonce des exécutions de civils sur la base de considérations politiques, par les FRCI.

Un ancien proche exilé de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, ex-chef des « jeunes patriotes », qui a récemment indiqué qu'il ne voulait être jugé que si le président Ouattara était « son voisin » dans le box, a quant à lui déclaré dans une « Lettre aux Ivoiriens » : « C'est le début de la vérité, avec Laurent Gbagbo au crachoir ce lundi et pour les mois à venir ».

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